Voici un petit texte trouvé içi , un dialogue qui m'est assez comique!
Tiens ça me fait penser à certaines situations que j'ai déjà vécu...(oui déjà!)
(photo= le parc jean lebas où Nona s'amuse tant)
Deux femmes se retrouvent dans un jardin public, pendant
que leurs enfants se balancent et jouent au ballon. Les deux femmes les surveillent, assises sur un banc. Au bout d'un moment, elles se mettent à discuter.
N: - Bonjour, je m'appelle Nicole. Mes enfants sont les trois en rouge, ça m'aide à les repérer.
S: - (Sourire) Moi c'est Suzanne. les miens sont ceux en rose et en jaune. Vous venez souvent ici?
N: - Deux ou trois fois par semaine, après la bibliothèque.
S: - Oh! Comment faites-vous pour trouver le temps?
N: - On préfère laisser les enfants s'épanouir librement, pas d'école, alors on vient dans la journée le plus souvent.
S: - J'ai des voisins qui sont aussi non-sco, mais les miens vont à l'école publique.
N: - Comment faites-vous?
S: - Ce n'est pas facile. Je vais à toutes les réunions de parents d'élèves et je fais travailler les enfants tous les jours après l'école, je m'implique
beaucoup.
N: - Mais la socialisation? Ca ne vous ennuie pas qu'ils soient enfermés toute la journée avec des enfants du même âge, sans aucune possibilité d'avoir des
relations naturelles?
S: - Eh bien, oui, mais je me donne du mal pour compenser ça. Ils ont des amis qui font l'école à la maison, et nous allons chez leurs grands-parents presque
tous les mois.
N(*): - Vous semblez une mère très dévouée.
Mais est-ce que ça ne vous ennuie pas toutes les occasions qu'ils manquent? Je veux dire en étant tellement isolés de la vie réelle - comment vont-ils savoir à quoi le monde ressemble - ce que
font les gens pour gagner leur vie - comment s'entendre avec tous ces gens différents?
S
(*): - Oh, nous en discutons aux réunions de parents d'élèves, et nous avons créé une caisse pour inviter des gens réels dans les classes. Le mois dernier, un policier et un docteur sont venus parler dans toutes les classes. Et le mois prochain, il y aura une femme du Japon et un homme du Kenya.
N: - Oh, nous avons rencontré un japonais au supermarché l'autre jour, et il en est venu à parler de son enfance à Tokyo. Mes enfants étaient complètement
fascinés. Nous l'avons invité à dîner et nous avons fait connaissance avec sa femme et ses trois enfants.
S: - Super. Hum, peut-être devrions-nous prévoir des plats japonais à la cantine pour la Journée Interculturelle.
N: - Peut-être votre invitée japonaise pourrait-elle manger avec les enfants?
S: - Oh non, elle a un emploi du temps très chargé. Elle a deux autres écoles à visiter ce jour-là. Ce que nous faisons est projet collectif
interdépartemental.
N: - Oh, dommage. Eh bien, peut-être allez-vous rencontrer quelqu'un d'intéressant au supermarché un jour, et vous pourrez l'inviter à dîner.
S: - Je ne pense pas. Je ne parle jamais aux gens dans les magasins - et sûrement pas à ceux qui risquent de ne même pas parler notre langue. Et si ce japonais
n'avait pas parlé français?
N: - Pour tout vous dire, je n'ai pas eu le temps d'y penser. Avant même que je l'aie remarqué, mon fils de 6 ans lui demandait ce qu'il allait faire avec
toutes les oranges qu'il achetait.
S: - Vos enfants parlent à des étrangers?
N: - J'étais juste à côté de lui. Il sait que tant qu'il est avec moi, il peut parler à qui il veut.
S: - Mais vous lui donnez de mauvaises habitudes. Mes enfants ne parlent jamais à des étrangers.
N: - Même quand ils sont avec vous?
S: - Ils ne sont jamais avec moi, sauf à la maison après l'école. Alors vous voyez pourquoi il est si important qu'ils comprennent qu'il est absolument interdit
de parler à des étrangers.
N: - Oui, je vois. Mais s'ils étaient avec vous, ils pourraient avoir l'occasion de rencontrer des gens intéressants en toute sécurité. Ils auraient un aperçu
du monde réel, dans des situations réelles. Ils pourraient aussi sentir réellement ce qui permet de dire qu'une situation est dangereuse ou suspecte.
S: - Ils verront ça en CE2 et CM2, en Instruction Civique.
N: - Eh bien, je vois que vous êtes une maman attentionnée. Je vous laisse mon numéro - si jamais vous voulez discuter, appelez-moi. J'ai eu plaisir à faire
votre connaissance.